|
« Dans un lieu inattendu et sans en être prévenu, savons-nous reconnaître la beauté et le talent. » |
|
|
|
|
Dimanche, 22 Février 2009 17:56 |
|
Le musicien de rue était debout, à l’entrée de la station de métro, à washington. Il a commencé à jouer du violon vers 8 heures. C’était un matin froid de Janvier. Il a joué pendant 45 minutes de la musique classique : du Bach, du Schubert, du Massenet… A cette heure de pointe, quelque mille personnes sont passées devant lui, pour la plupart en route pour leur travail.
Celui qui lui a prêté le plus d’attention : un garçon de 3 ans ! Sa mère l’a tiré, mais l’enfant s’est arrêté pour regarder le violoniste. Cette scène s’est répété plusieurs fois avec d’autres enfants. Et les parents, sans exception, les ont forcés à bouger.Durant les 3 quarts d’heure de musique, seules 7 personnes se sont arrêtées pour écouter le musicien. Une vingtaine environ lui ont donné de l’argent tout en continuant à marcher : il a récolté 25 euros. Quant il a eu fini de jouer, personne n’a applaudi. Seule une personne l’a reconnu. Personne ne savait que ce musicien était Joshua Bell, l’un des plus grands violonistes d’aujourd’hui. Personne n’a remarqué que qu’il jouait avec un stradivarius de 1713, valant 2.7 millions d’euros. Deux jour avant de jouer dans le métro, sont dernier concert avant affiché complet, avec des pris proche de 80 euros la place.C’est une histoire vraie. L’expérience a été organisée par l’un des plus célèbres journaux américains, the Washington Post. Le journal menait une enquête sur cette question : « Dans un lieu inattendu et sans en être prévenu, savons-nous reconnaître la beauté et le talent. » Une histoire qui ne peut que donner envie de toujours regarder le monde avec des yeux d’enfant Isabelle Bonnet-Desprez |