Calendrier de l'Avent

Bonjour à toutes et à tous,

Pas d'Agenda social sur le mois de décembre mais un calendrier de l'Avent pour vous accompagner tous les jours jusqu'à NOEL avec un thème fil rouge, sur l'histoire des femmes au travail.

Joyeux Noël

JPC vous souhaite un très joyeux Noël, on se retrouve en 2020 !

2019

JOUR 24 – Zélie, sage-femme

A quelques heures de la célébration de la naissance de Jésus, je voulais vous raconter le parcours de mon arrière-grand-mère Zélie.

Les recherches généalogiques menées sur ma famille m’ont conduit à retracer la vie des femmes de notre généalogie sur un tout petit village de Haute Marne. Toutes les femmes semblent exercer le même métier, agricultrice ou vigneronne.

Il faut se rappeler que jusqu’au début du XXème siècle dans la France essentiellement rurale, les travaux multiples exécutés à la campagne par les femmes ne sont pas répertoriés comme des métiers et jusqu’au recensement de 1896, le métier de la femme est souvent fixé par référence à celui de son mari.

Une de ces femmes sort du lot ; elle exerçait le métier de sage-femme. Cette profession a longtemps été décriée (matrone, accoucheuse …) alors à partir du début du XIXème siècle, il devint nécessaire d’avoir reçu une instruction et d’avoir obtenu un diplôme pour exercer le métier de sage-femme et pouvoir procéder à des accouchements.

Zélie est la grand-mère paternelle de mon père, qu’elle a mis au monde en 1934. Elle est née en Haute Marne en 1871. Son parcours est d’autant plus émouvant qu’issue d’une famille modeste elle a obtenu en 1894 une bourse du Département de Haute Marne (elles étaient trois cette année-là mais une a dû s’interrompre, son niveau étant insuffisant pour suivre la formation : lorsqu’on ne disposait du brevet de capacité élémentaire de l’enseignement primaire, un examen 4 mois après le début de la formation pouvait être fatal !) pour assurer la gratuité des cours pour toute la durée de ses études de 2 ans.

Elle fera ses études à l’école des sages-femmes, obtiendra son diplôme en 1896. (J’ai retrouvé les comptes-rendus des examens grâce aux Archives départementale de Hautes Marne et l’Association de Généalogie CG 52)

Elle exercera son métier dans le village de son époux Joseph, comme le montre le premier recensement que j’ai trouvé en 1906. Ils auront trois enfants.

Si vous aimez ces histoires n’hésitez pas à visiter le site d’Elise LENOBLE, généalogiste professionnelle mais qui effectue des recherches sur sa propre famille et m'a aidé dans mes recherches. https://www.aupresdenosracines.com/2018/02/ancetre-sage-femme.html

Ecole sage femme 1 Ecole de sage-femme

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JOUR 23 – « Star Wars, épisode IX », le héros est une femme.

Le dernier épisode de la troisième trilogie serait-il celui d’une héroïne ?

La saga abonde de figures de femmes fortes, de guerrières et de femmes politiques impressionnantes. Leila, grâce à son intelligence dénoue des intrigues, sauve même Han Solo et tue Jabba qui la retenait prisonnière ; mais comme Padmé , elle ne semblent exister que dans le monde des figures masculines de Luke, Han ou Anakin

L’évolution des héroïnes de Star Wars se ressent dans la dernière trilogie avec l’apparition du personnage de Rey, pilleuse d’épaves, indépendante et en mode survie. Athlétique, sans code vestimentaire comme ceux entourant Leia ou Padmé dans les précédents épisodes, elle n’a pas besoin de ses compagnons, notamment de Finn qui cherche à la protéger.

Déception à la fin de l’épisode VIII, « celui qui sauve », c’est encore Luke malgré tout ce que Rey peut faire « en coulisse ». Sans spoiler l’intrigue de ce dernier épisode, Rey prend de l’ampleur et de nombreux personnages féminins plus forts apparaissent, mais quelle froideur et que dire de la perte de l’humour et de la dérision qui marquaient les premiers opus. Seul C3PO a su les préserver !

Star wars

 

JOUR 22 - Des vitraillistes dans la lumière

Qu’en est-il aujourd’hui dans les métiers d’art ? Les stéréotypes ont-ils ici aussi la vie dure ? Et quand il s’agit de se mettre à son compte, de faire reconnaître son travail par ses pairs, les inégalités perdurent-elles ? Une étude parue dans la revue Emploi et Travail nous montre l’accélération de la féminisation des métiers d’art et également que les artisanes d’art sont plus jeunes que leurs homologues masculins.

Dans le vitrail, il semble que les femmes soient de plus en plus nombreuses, notamment chez les jeunes créatrices. Les anciens ateliers sont en revanche essentiellement tenus par des hommes.

Si elles ne sont pas encore artisanes pour ce dernier dimanche de l’Avent, je voudrais vous présenter Elodie et Gwenola, 26 et 22 ans, toutes deux vitraillistes dans deux ateliers, l’une en Normandie, l’autre dans l’Aube. Dans leur manière de vivre et de travailler elles représentent la future génération des femmes exerçant ce métier.

A mes questions « un peu lourdes » sur le fait d’exercer un métier d’homme, elles ont éludé poliment : elles exercent leur métier, à leur façon et si c’est parfois difficile sur chantier (le poids des pièces, la hauteur, les conditions atmosphériques …) et bien c’est que c’est dure pour tous, hommes ou femmes. On remplace la force par de « petits trucs », on s’adapte, on s’entraide.

Les métiers d’art, elles se sont formées pour cela. Après une licence d’art plastique à Strasbourg et au CERFAV pour Elodie, le soufflage de verre et le vitrail ensuite. Pour Gwenola, après le Lycée d’art en scénographie, elle a réussi un DMA vitrail à l’École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d'art appelée plus souvent école Olivier de Serre à Paris. http://ensaama.net/site/ et https://www.cerfav.fr/

Que ce portrait contribue aux jeunes lectrices (avec le soutien et les encourgements de leurs parents) à se faire confiance pour aller vers des choix qui leur fassent vivre de belles expériences professionnelles même si elles paraissent plus risquées ou atypiques, plutôt que de s’ennuyer dans des métiers « alimentaires ».  

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Photo : Charles FORZINETTI

JOUR 21 - Avenir digital ?

L’emploi des femmes risque-t-il d’être laminé par la révolution numérique ?

A contre-courant des idées reçues sur le sujet, le géant américain du conseil McKinsey a publié une étude portant sur six pays développés (Canada, France, Allemagne, Japon, Royaume-Uni, Etats-Unis) et quatre grands émergents (Chine, Inde, Mexique, Afrique du sud) dont les conclusions sont plutôt positives, particulièrement pour la France.

"La disruption du travail liée à la technologie va changer les emplois d’ici à 2030, mais les destructions ne seront pas plus massives que celles que nous avons connues dans les décennies précédentes. Et en net, les femmes seront un peu moins touchées que les hommes". Sandra Sancier Sultan, directeur associé senior au bureau de Paris.

En France, l’impact des nouvelles technologies sur le travail pourrait jouer en faveur de l’intégration professionnelle des femmes, avec une prévision d’augmentation de 0,5 point de pourcentage de leur taux d’activité, qui serait porté à 48,8% d’ici 2030.

Pour cela il est nécessaire d’investir dans des compétences d’avenir.

Le Cabinet McKinsey identifie 5 leviers pour permettre aux femmes de bénéficier de cette transition :

  • « Créer de la transparence sur les besoins futurs aussi bien au sein des entreprises qu’à l’échelle nationale, à travers des efforts combinés de gestion prévisionnelle des compétences et de communication.
  • Développer des programmes équitables de formation ou de requalification, pour les femmes comme pour les hommes.
  • Favoriser une plus grande mobilité des femmes vers les secteurs d’activité en croissance alors que les bouleversements technologiques conduiront à une délinéarisation des parcours professionnels.
  • Développer la proportion des femmes dans les carrières scientifiques (STEM) : ces efforts doivent commencer dès le plus jeune âge et notamment en s’attachant à réduire les biais culturels ou stéréotypes qui entravent l’orientation des jeunes femmes vers les filières scientifiques.
  • Renforcer la place des femmes à tous les niveaux hiérarchiques des organisations : pour réussir le pari de la mixité, les dirigeants d’entreprises devront mettre en place un écosystème inclusif, qui s’inscrit dans le cadre d’un véritable projet de transformation de la culture d’entreprise, traité et suivi comme une priorité stratégique par la direction générale et relayé à tous les échelons. »

Source Site MCKinsey France

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Photo site MICROSOFT La promotion de 2030 et l’apprentissage « Prêt pour la vie »

JOUR 20 - PÉNIBILITÉ DU TRAVAIL DES FEMMES

A l’heure ou la pénibilité revient sur le devant de la scène, lors des « négociations » sur les retraites, intéressons-nous à cette notion souvent vue sous l’angle masculin. En effet, si les hommes sont en première ligne dans les métiers les plus pénibles, presque un tiers des femmes sont concernées.

46% des hommes contre 30.8% des femmes sont exposés à des facteurs de pénibilité physique au travail. Explications ? parce que les fonctions le plus pénibles sont tenues à 80% par les hommes. (Source DARES)

Mais il ne faudrait pas occulter les travaux effectués dans le nettoyage, l’entretien ménager, les travaux de production, de logistique, de santé … ou si les femmes sont moins exposées aux risques d’accidents ou de cancers professionnels, elles exercent le plus souvent des tâches répétitives qui provoquent des traumatismes musculosquelettiques touchant les mains, les bras, le dos …

Après les longs atermoiements des gouvernants lors de la mise en place du compte pénibilité, les allers-retours de branches professionnelles, la mise à l’écart en 2017 de certains critères comme les postures pénibles, le port de charges lourdes ... En 2020, va-t-on rejouer la même partition ?

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JOUR 19 - Retraite des femmes

En cette période de grèves, de manifestations, j’ai voulu chercher si la réforme de 2019 sur les retraites était susceptible d’apporter des améliorations aux retraites des femmes.

Constat : tous régimes confondus, les femmes reçoivent des pensions de retraite sensiblement inférieures à celles des hommes. A fin 2016, les femmes ne recevaient en moyenne que 1 065 euros brut par mois alors que les hommes recevaient 1 739 euros brut (pensions de droits directs, hors réversion). Soit une pension moyenne pour les femmes inférieure de 39 % à celle des hommes. L’écart de pension de retraite entre femmes et hommes atteint même 49 % dans le régime complémentaire du RSI (devenu la Sécurité sociale pour les indépendants).

L'écart entre pensions moyennes des femmes et des hommes résulte des inégalités de revenus et de carrière entre femmes et hommes :

  • plus faible participation des femmes au marché́ du travail,
  • recours plus important au travail à temps partiel,
  • interruptions de carrière liées à la maternité,
  • niveaux de rémunération plus faibles que ceux des hommes : en équivalent temps plein, les femmes sont rémunérées, en moyenne, 19 % de moins que les hommes.

Source : Médicis

La réforme de 2019, viendra-t-elle augmenter les inégalités entre hommes et femmes, ou les réduira-t-elle ?

Comme d’habitude les discours sont totalement discordants !

Le Conseil d’Orientation des Retraites affirmait, début décembre, que les femmes seraient les perdantes de la réforme et surtout les mères. Le Gouvernement avait acquiescé à demi-mot : « sa réforme pénaliserait légèrement les mères de plus de trois enfants, en échange de quoi la majoration de pension serait étendue dès le premier enfant. De 10 % à compter du troisième enfant, pour chacun des parents, la majoration de pension passerait à 5 % dès le premier enfant, à se répartir entre les deux parents. Faute d’accord, les 5 % iraient à la mère. » 

Quelques propositions encore sur la simplification du système de réversion, mais toujours rien de bien nouveau ..., on est toujours dans la recherche de compensations  alors que le niveau de retraite se joue toujours en fonction du niveau des salaires au travail !

Dernier constat : près de 20 % des femmes sont actuellement contraintes de continuer à travailler jusqu'à 67 ans, âge d'annulation de la décote en cas de durée de cotisation insuffisante, contre 10 % des hommes.

JOUR 18 – PLAN CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

Le 25 novembre 2019, dans le cadre du Grenelle contre les violences conjugales, le gouvernement a présenté les 30 nouvelles mesures du plan contre les violences faites aux femmes. Quatre d’entre elles ont pour ambition de protéger les femmes victimes de violences y compris au travail. A mon sens, seules les mesures 24 et 25 relèvent de l’entreprise.

Mesure 24 : déblocage de l’épargne pour les victimes sous ordonnance de protection

La mesure 24 prévoit d’ouvrir le droit aux victimes sous ordonnance de protection de débloquer leur épargne salariale de façon anticipée pour ce motif. L’objectif est de leur permettre de pouvoir disposer de fonds dans un délai court pour faire face aux changements matériels imposés par leur situation.

Mesure 25 : actualisation du guide relatif à l’égalité professionnelle

La mesure 25 prévoit d’actualiser le guide relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes à destination des très petites et moyennes entreprises afin d’y intégrer la problématique des situations de violences conjugales (https://travail-emploi.gouv.fr/demarches-ressources-documentaires/documentation-et-publications-officielles/guides/guide-egapro-tpepme).

L’objectif affiché est que l’ensemble des entreprises, et pas uniquement les grands groupes, puisse connaître les outils à leurs dispositions et les bonnes pratiques déjà mises en œuvre dans certaines entreprises et facilement duplicables.

Mesure 26 : plan santé au travail et label égalité professionnelle : prise en compte des violences conjugales

La mesure 26 prévoit d’intégrer la problématique des violences conjugales aux plans de santé au travail et aux plans régionaux de santé au travail, afin de réduire les conséquences des violences conjugales sur le lieu de travail. Concrètement, il sera proposé aux partenaires sociaux siégeant au Conseil d’orientation des conditions de travail de débattre de la question de la prise en compte des violences conjugales dans l’entreprise afin d’intégrer la question dans le Plan santé au travail pour la période 2020/2024, qui sera élaboré au cours de l’année 2020.

Mesure 27 : de son côté, la mesure 27 prévoit de proposer aux partenaires sociaux membres de la commission du label égalité professionnelle, d’intégrer au cahier des charges du label un axe relatif à la prise en compte des violences conjugales.

https://www.gouvernement.fr/sites/default/files/document/document/2019/11/dossier_de_presse_-_cloture_du_grenelle_contre_les_violences_conjugales_-_25.11.2019.pdf

Plan violence femmes

JOUR 17 : Discrimination à l’embauche

Hier j’ai partagé une belle journée de travail avec un Groupe de RH sur le thème de la discrimination à l’embauche. J’ai aimé les réactions et les prises de position positives de cette nouvelle génération de RH, ni victime, ni passive. Si leur entreprise montre des scores de bonne parité, cela n’est pas toujours le cas. Pour les femmes, la discrimination à l’embauche est encore une réalité ; et c’est surtout les justifications qui tiennent plus du stéréotype que de l’argument.

Congés maternité et responsabilités familiales sont bien sûr évoqués... Mais aussi des remarques concernant les qualifications « naturelles » de chaque sexe qui « ne permettent pas aux femmes et aux hommes d’occuper les mêmes postes de la même façon : selon les uns, le métier de commercial est « trop difficile pour les femmes, qui ont besoin de sécurité ». Pour les autres, « le métier de manager est un métier de femmes, car elles sont plus douces ». Aberrant ?

Bien sûr les avis sur le travail des femmes ne sont pas toujours négatifs, par exemple, « elles seraient plus efficaces sur les postes de managers »; s’il s’agit  en apparence une vision positive, elle n’en enferme pas moins les candidates dans une catégorie.

Et que dire si le métier est considéré comme masculin ? Les femmes ont moins de chance de décrocher un entretien dans certains secteurs. Cette inégalité des chances atteint même 35% pour un poste de chauffeur-livreur, selon cette étude réalisée après de 451 employeurs d'Île-de-France avec le concours de l'Observatoire des discriminations de la Sorbonne. "Ce sont des chiffres énormes ! Et encore, c'est la partie émergée de l'iceberg, car nous n'avons pas testé ce qui se passerait ensuite, pendant l'entretien d'embauche", a commenté Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes, à l'origine de ce testing.

Pour mémoire, je vous rappelle la définition simplifiée que j’utilise sur la discrimination à l’embauche : "La discrimination peut être définie comme étant « une inégalité de traitement fondée sur un critère interdit par la loi (sexe, âge …) et dans un domaine cité par la loi"

http://www.jpcformation.fr/pages/formations/la-non-discrimination-a-l-embauche.html

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JOUR 16 : FEMMES ARTISTES

400 femmes artistes est un ouvrage consacré aux artistes féminines publié en octobre 2019.

Sur la couverture le mot "femmes" est barré car ce livre évoque le destin de certaines femmes qui ont dû se cacher derrière un frère, un mari, un amant pour exister en tant que créatrice (Colette par exemple)

L’histoire de l'une d’elle est très poignante : Camille CLAUDEL qui a dû s'inventer entre son maître et amant Auguste RODIN et sa famille représentée par son frère Paul CLAUDEL.

Auguste RODIN prend néanmoins parti pour Camille CLAUDEL au-travers de cette phrase : « Je lui ai montré où trouver de l'or, mais l'or qu'elle trouve est bien à elle. »

A relire « Une femme, Camille Claudel » d'Anne D’Elbée, biographie et véritable bestseller à sa sortie, mais aussi ouvrage contesté par la famille CLAUDEL parce qu’il met le doute sur la folie de Camille et sur son internement.

 

400 artistes                Camille         Image Nadine FORZINETTI Musée RODIN Paris  

JOUR 15 – Belle "mais pas que .."

Clémence Botino, Miss Guadeloupe a été élue Miss France 2020 le samedi 14 décembre à Marseille.

Après la triste polémique de ces derniers jours ou il était question de comparer ce concours « aux violences faites aux femmes », à l’emploi de mots comme spectacle « effrayant », « affligeant », « humiliant », la réponse est donnée par la beauté de Clémence et son parcours d’étudiante en histoire de l’art à la Sorbonne.

Célébrer un physique de rêve et une tête bien faite, ça n'a rien d'affligeant. 

Miss france 2020

JOUR 14 - Paroles de femmes

Quelques écrits de femmes pour ce weekend humide et venteux à passer au coin du feu :

  • Nelly BLY : Le tour du monde en 72 jours
  • Karen BLIXEN : La ferme africaine
  • Ariane BOIS : L’île aux enfants
  • Charlotte BRONTE : Jane EYRE
  • Pearl BICK : Pivoine
  • Agatha CHRISTIE : Le crime de l’Orient Express
  • COLETTE : Le blé en herbe
  • Sandrine COLLETTE : Juste après la vague
  • Marguerite DURAS : La douleur
  • Julie EVA : Les petites filles
  • Irène FRAIN : Les naufragés de l’Ile Tromelin
  • Toni MORRISON : Beloved
  • Véronique OLMI : Bakhita
  • Amélie NOTOMB : Stupeur et tremblements
  • George SAND : La mare au diable

Bakhita

JOUR 13 - Le congé de maternité

Fernand ENGERAND, député conservateur du Calvados, dépose en 1906 une proposition de loi sur la protection des femmes avant et après l’accouchement. Trois ans s’écoulent avant que cette loi soit votée.

Elle comprend un unique article : « La suspension du travail de la femme, pendant huit semaines consécutives, dans la période qui précède et suit l’accouchement, ne peut être une cause de rupture, par l’employeur, du contrat de louage de services et ce à peine de dommages-intérêts au profit de la femme. Celle-ci devra avertir l’employeur du motif de son absence. Toute convention contraire est nulle de plein droit. L’assistance judiciaire sera de droit pour la femme devant la juridiction du premier degré ». (Voir notre illustration )

Aussi la loi de 1909, même si elle propose uniquement un congé non rémunéré, est-elle accueillie avec soulagement, comme un premier pas.

Les institutrices sont les premières à pouvoir bénéficier d’un congé maternité rémunéré à 100% du salaire brut en 1910. La loi de 1913 accorde aux femmes enceintes le droit à un congé assorti d’une indemnité (pour limiter les risques encourus par le pays du fait de la baisse de la population française face à la puissance allemande !  Nous sommes en 1913...)

Le congé prénatal est facultatif, le congé postnatal de quatre semaines, obligatoire pour les femmes qui travaillent hors de chez elles contre un salaire. Peu de temps après, la loi est étendue aux femmes salariées à domicile.

Ce ne sera qu’en 1928 que le droit à la gratuité des soins médicaux et à des indemnités compensatrices entre dans le cadre de la loi sur les assurances sociales, faisant des allocations de maternité un droit lié à l’exercice du travail.

En 1946, le congé maternité est défini pour une durée de 14 semaines.

Sous George Pompidou, en 1970, le congé maternité est indemnisé à 90% du salaire brut par la sécurité sociale. Le congé parental d’éducation est créé en 1977, sous le gouvernement de Valéry Giscard d’Estaing, mais tout le monde n’y a pas droit, notamment les salariées des PME et les pères.

La loi du 17 juillet 1980 porte le congé maternité à 16 semaines et donne droit à une indemnité de 100% du salaire plafonné. La durée du congé maternité est également fonction du nombre d’enfants déjà à charge et du nombre d’enfants attendus.

En 1984, sous François Mitterrand, les congés parentaux sont ouverts aux deux parents au père ou à la mère.

En 2002, Ségolène Royal, (alors Ministre déléguée à la famille du gouvernement Jospin), accorde 11 jours de congés paternité pour s’occuper de l’enfant.

 

 

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Loi "ENGERAND" de 1909

 

 

JOUR 12 – La loi du 13 juillet 1965, les femmes obtenaient le droit de travailler sans l'autorisation de leur mari

Le JOUR 1 du calendrier de l’Avent je vous avais présenté la loi du 1er décembre 1900 "ayant pour objet de permettre aux femmes munies des diplômes de licencié en droit de prêter le serment d'avocat et d'exercer cette profession".

Nouveau retour dans le passé avec la loi du 13 juillet 1965 ; cette loi réformait les régimes matrimoniaux en favorisant l'égalité entre l'homme et la femme au sein des couples mariés.

Avant la loi, les femmes sous la tutelle de leur mari. Dans la France de 1965, cela fait vingt ans que les femmes ont obtenu le droit de vote mais une femme mariée ne peut ni ouvrir un compte bancaire, ni signer un contrat de travail sans avoir reçu l'accord préalable de son époux. Et pour cause : c'est le Code civil napoléonien de 1804 légèrement modifié en 1938 qui fait loi sur les régimes matrimoniaux. Le mariage s'apparente alors à une forme de tutelle pour la femme. En 1965, le gouvernement Pompidou, pourtant exclusivement composé d'hommes, dépose un projet de loi réformant les régimes matrimoniaux pour mettre fin à cet état de fait misogyne. Les politiques avaient pris soin au préalable de commander un sondage pour s'assurer que l'opinion était majoritairement favorable à cette avancée.

Des changements majeurs. Les changements introduits par la loi du 13 juillet 1965 sont considérables : désormais, une femme peut ouvrir un compte bancaire en son nom propre et sans l'accord préalable de son mari. Elle peut aussi travailler sans le consentement de son époux. Enfin, en obtenant l'égalité juridique, les femmes peuvent dès lors gérer elles-mêmes leurs biens personnels. Autre avancée : l'autorisation des deux conjoints est désormais nécessaire pour les décisions les plus importantes comme la vente d'un bien immobilier.

En dépit de l’ampleur des changements ainsi opérés, la loi du 13 juillet 1965 n’a toutefois pu qu’ébaucher une égalité entre époux dont la consécration attendit encore quelques années.

Citation ! « Quoi qu'on dise et quoi qu'on veuille, plaidait Jean Foyer (1) à l'époque (défenseur sourcilleux d'une conception très traditionnelle de la société), dans le mariage existera toujours une division du travail voulue par la nature. »

 La qualité de chef de famille du mari ne fut définitivement supprimée qu’en 1970. Il fallut encore patienter jusqu’à la loi de 1985 pour une direction bicéphale de la famille, puis trois textes en 1987, 1993 et 2002 pour que l’autorité « paternelle » devienne plus généralement « parentale ».

  1. Je ne peux résister à verser une autre de ses citations, alors qu’il est Ministre de la Justice en 1973 : « L'homme tire sa dignité et sa sécurité de son emploi, la femme doit l'une et l'autre au mariage. »

Moulinex

JOUR 11 - Parité homme femme dans le monde : où en est-on ?

Le pays qui se classe en N°1 est l’Islande avec un taux de parité de 0.878, sachant que la France est 11ème avec un taux 0.778. (En 2007, la France pointait au 70ème rang avec un taux de 0.652)

Parite france 2007              Parite france 2017

Le classement s’effectue au regard de 4 critères : économique, éducation, santé et politique. La France entre parfaitement dans la moyenne des 144 pays étudiés sur trois critères mais accuse encore un retard important concernant le domaine politique.

Dans le monde, entre 2006 et 2017, la parité entre les femmes et les hommes s’est globalement améliorée dans les domaines de l’économie, de l’accès à l’éducation et de la politique. En revanche, elle recule dans l’accès aux soins. 

Zoom sur dix pays. En couleur la parité du pays et en pointillé la parité moyenne des 144 pays :

 

Parite 2 

Parite 3  

Source Atlas des inégalités Courrier International HORS SERIE Août Sept Oct 2019

 

 

JOUR 10 – L’accès des femmes à la formation

Quelle place pour les femmes en formation ?

Les femmes représentant 47 % des bénéficiaires potentiels.

Pourtant, elles bénéficient nettement moins du plan de formation de l’entreprise, et beaucoup moins des périodes de professionnalisation. Par ailleurs, si elles semblent favorisées dans le cadre des conventions collectives par les versements complémentaires conventionnels, elles restent défavorisées lorsqu’il s’agit de versements volontaires des entreprises elles-mêmes.

Les femmes utilisent moins les dispositifs de qualification par l’alternance, que ce soit l’apprentissage ou le contrat de professionnalisation. Les femmes sont donc toujours largement minoritaires dans l’apprentissage, représentant 32,8 % des effectifs, proportion qui reste relativement stable d’une année à l’autre.

Quelles statistiques pour éclairer le chemin à parcourir :

  • A noter : Un nombre presque équivalent d’hommes et de femmes utilise le CPF.
  • 43% des femmes ont accès à des formations professionnelles en 2018 (+1% par rapport à 2013)
  • 45% des hommes ont accès à des formations professionnelles en 2018 (-2% par rapport à 2013)
  • Dans les grandes entreprises, 52% des femmes, contre 59% des hommes ont accès à une formation
  • Chez les cadres, 57% des femmes contre 62% des hommes ont suivi une formation. Cet écart (5 points) est encore plus important pour les employées (8 points) et les ouvrières (9 points). Les professions intermédiaires constituent la seule catégorie où les femmes se forment plus que les hommes. Elles y occupent en effet des fonctions plus souvent tertiaires, pour lesquelles les taux d’accès à la formation sont parmi les plus élevés. Mais il peut s’agir de formations courtes “obligatoires”, par exemple, pour utiliser un nouveau logiciel bureautique.
  • 70% des personnes qui réalisent un bilan de compétences sont des femmes
  • 6.7% des femmes et 8.5% des hommes ont une augmentation de salaire après une formation
  • 30 % des femmes sont à temps partiel contre 7 % des hommes, et les femmes représentent 80 % des salariés en temps partiel. Les salariés à temps partiel déclarent plus souvent manquer de formation continue suffisante et adaptée pour effectuer correctement leur travail que celles et ceux à temps complet.

Les femmes ont toujours moins accès à la formation, ce qui induit un frein au développement de leurs compétences et ainsi de leur carrière professionnelle. Les principaux freins :

  • Les responsabilités familiales (34%) . Les femmes consacrent chaque jour 183 minutes au travail domestique et 95 minutes aux enfants.
  • Le coût (31%), notamment quand la femme est à temps partiel, le coût paraît encore plus lourd
  • Fait de ne pas trouver une formation adaptée (24%)
  • Manque de prérequis (11%)

Pour conclure ces quelques phrases à retrouver sur le site JPCFORMATION lire

Se former, accéder à toute forme d'éducation, un passeport pour son autonomie et sa liberté.

"L'éducation est l'arme la plus puissante que l'on puisse utiliser pour changer le monde" Nelson Mandela

"Une société cultivée est vaccinée contre le populisme le racisme et le nationalisme" Mario Vargas Llosa (Prix Nobel de Littérature)

"Grâce à mon éducation, je n'ai pas seulement développé de compétences, je n'ai pas seulement développé la capacité d'apprendre, mais j'ai développé la confiance." Michelle Obama

 

JOUR 9 - Des femmes inspirantes

Caroline Aigle (1974-2007) Femme pilote de chasse. Elle est en 1999 la première femme pilote de chasse à être affectée au sein d’un escadron de combat de l’Armée de l’air française. Elle est affectée sur Mirage 2000-5 à l'escadron de chasse à la BA 102 de Dijon8, en 2000. Puis elle devient commandant d'escadrille à partir de 2005. Elle sera emportée par la maladie en 2007

Nellie Bly (1864-1922) Journaliste américaine, pionnière du reportage clandestin, une forme de journalisme d’investigation. Elle est la première femme à avoir réalisé un tour du monde sans être accompagnée par un homme.

Gabrielle dite Coco Chanel (1883-1971) L’histoire de Coco Chanel, passée de la misère à la richesse, suscite l’admiration. Coco Chanel a percé dans le milieu de la mode et est devenue l’une des créatrices de modes les plus novatrices du XXème siècle. Chanel était révolutionnaire dans le fait qu’elle utilisait une esthétique masculine dans des vêtements féminins — elle a popularisé les pantalons et les tailleurs et a fait de la petite robe noire un basique.

Nadia Comaneci (1961-) Gymnaste roumano-américaine, première gymnaste de tous les temps à obtenir la note parfaite de 10 aux Jeux olympiques

Edith Cresson (1934- ) Femme politique française, première (et seule !) femme Première Ministre

Marie Curie (1867 – 1934) Physicienne et chimiste, première femme à avoir reçu le prix Nobel

Claudie Haigneré (1957- ) Première femme française dans l’espace

Hélène Keller (1880 – 1968) Conférencière et militante politique américaine. Aveugle et sourde, elle devient la première personne handicapée à obtenir un diplôme universitaire

Christine Lagarde (1956 -) Le 5 juillet 2011, elle est nommée directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) qui regroupe 188 pays, devenant ainsi la première femme à occuper cette fonction, après avoir occupé 3 postes ministériels tous en lien avec l’économie

Valentina Terechkova (1937 - ) est devenue en 1963, à 26 ans, la première femme astronaute de l’histoire.  Simple ouvrière textile à 18 ans, elle est choisie parmi plus de 400 candidates pour devenir la première femme à se rendre dans l’espace

Je me suis arrêtée à 10, mais je crois que je referai un autre TOP 10

Et vous, qui sont vos femmes inspirantes ? N’hésitez pas à me les confier, je les mettrai à l’honneur !

     Panneau de la Rue Caroline AIGLE à Chambolle Musigny (21)Caroline aigle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JOUR 8 - Les femmes et le repos dominical

 

Extrait de la bande déssinée "Fallait demander"

Fallait demander 1

 

 

 

JOUR 7 - Où fait-il bon être une femme au travail en Europe ?

En ce premier jour de weekend, je vous propose une petite ballade européenne.

Dans le rapport Glassdoor, 17 pays sont passés au crible de 12 indicateurs-clés, incluant : l’écart entre les taux d’emploi des hommes et des femmes par niveau d’instruction et par type de poste, la proportion de femmes à des postes de direction, et l’écart salarial lié à la présence d’enfants, aussi appelé “Coût de la maternité”.

C’est dans les pays scandinaves que le monde du travail est le plus égalitaire. La Suède et la Norvège sont à la pointe en termes de parité professionnelle tandis que la Grèce et l’Italie ferment la marche, bien que ce soit l’Italie qui offre la meilleure situation aux mères qui travaillent.

Si la France est dans la moyenne des pays observés sur la majorité des critères, l’écart de taux d’emploi homme-femme diffère selon les types de postes. La France fait à la fois partie des bons élèves pour la parité au sein des conseils d’administration et des derniers de la classe, pour les postes techniques et professionnels.

Carte thermique

 

 

 

JOUR 6 - Top 9 des métiers qui n’attirent pas les femmes

Hier nous avons listé le TOP 10 des métiers qui se conjuguent quasi exclusivement au féminin, (la part des femmes dépasse 90%) que sont les métiers de service aux particuliers (assistantes maternelles, aides à domicile, employées de maison) et les métiers de secrétaire, coiffeuse, esthéticienne, infirmière et les aides-soignantes.

Aujourd’hui seuls 17% des métiers sont mixtes et l’objectif du Gouvernement est d’atteindre un tiers des métiers mixtes en 2025.

L’accent est mis notamment sur les métiers du numérique.

Hier, elles s’appelaient Ada, Grace, Anita. Elles ? Ce sont les pionnières du numérique.

En effet, c’est une femme qui au XIXe siècle a créé le premier programme informatique : Ada Lovelace. Encore une femme, Grace Hopper, qui, en 1959, a conçu le premier langage de programmation. Toujours une femme, Anita Borg, qui, dans les années 1980, a imaginé un système permettant d’analyser des systèmes mémoriels à haute vitesse et qui a fait partie des premières utilisatrices actives du courriel. Mais, depuis les années 1970-1980, l’industrie du matériel et du logiciel informatique est devenue une affaire d’hommes, dont les femmes sont progressivement écartées.

Aujourd’hui, la proportion d’étudiantes dans les filières du numérique est inférieure à 15 %, et ne cesse de diminuer, alors même que ce sont les diplômés de cette spécialisation qui bénéficient aujourd’hui des meilleures conditions d’insertion sur le marché du travail avec 79 % de diplômés informatique en CDI (contre une moyenne de 50 % pour tous les diplômés en France).

 « Aujourd’hui, nous refusons de nous résigner! Nous refusons d’accepter cet état de fait. Il est temps, il est urgent d’agir, de réagir. Il est temps de réconcilier les jeunes filles et les jeunes femmes avec des formations qu’elles ne choisissent pas, souvent par ignorance, ou en raison de stéréotypes liés à ces métiers. Il est urgent de leur montrer à quel point leurs idées, leur expertise et leur créativité, leur manière de penser peuvent faire la différence dans cette industrie de produits et de services dont elles s’excluent. Elles en sont pourtant les premières utilisatrices dans leur vie professionnelle ou privée, avec une présence plus forte que celle des hommes sur des réseaux sociaux tels que Twitter (22% de femmes utilisatrices versus 15% d’hommes), ou Facebook (76% de femmes versus 66% d’hommes). Il est indispensable de rendre visibles toutes ces réalisations exemplaires portées par des femmes. »

Catherine Ladousse (présidente du Cercle InterElles), Claudine Schmuck (presidente du groupe Informatique et Telecom Sciences po Alumni), Thaima Samman (presidente de European Network For Women in leadership)

Top 9 masculins

INSEE (Part des femmes dans l'emploi)

 

 

JOUR 5 - TOP 10 des métiers féminins

Existe-t-il encore aujourd’hui des métiers uniquement pour les femmes, et des métiers uniquement pour les hommes ?

C’est une question à laquelle il est difficile de répondre.

Il fût un temps où certains métiers étaient uniquement réservés aux hommes. Des professions telles que militaire, mécanicien ou autres n’étaient mêmes pas envisageables pour les femmes !

Mais l’inverse était aussi vrai, qui aurait pu imaginer il y a quelques années un homme assistant maternelle, ou sage-femme (il n’y a pas de « sage-homme » car “Sage-femme” signifie “qui a la connaissance de la femme”. Dans “sage-femme”, “femme” désigne donc la femme enceinte, et non la personne qui pratique le métier.

Aujourd’hui les femmes prennent des postes à responsabilité dans les métiers militaires, la direction de grandes entreprises…

En revanche, certains métiers sont complètement délaissés par la gente masculine.

Voici le TOP 10 des métiers féminins selon l’INSEE (Part des femmes dans l’emploi) :

Top 10

JOUR 4 - Les stéréotypes récurrents auxquels les femmes doivent encore faire face au travail.

Les stéréotypes de genre (également appelés stéréotypes de sexe) sont des « représentations schématiques et globalisantes sur ce que sont et ne sont pas les filles et les garçons, les femmes et les hommes » (Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes).

Des stéréotypes ? un petit florilège :

  • On s'attend à ce qu'elles fassent des enfants et qu'elles quittent leur poste
  • On s'attend à ce que ce soient elles qui s'occupent des enfants
  • Les femmes privilégient leur vie familiale
  • Les femmes montrent leurs émotions
  • Les femmes ne résistent pas au stress
  • Les femmes ne sont pas attirées par le pouvoir
  • Les femmes ne sont pas carriériste
  • Elles sont jugées de manière plus sévère lorsqu'elles donnent leur avis
  • On s'attend à ce qu'elles aient de bonnes compétences relationnelles voire des compétences innées, comme la patience, une bonne communication, un souci de prendre soin des personnes malades, etc.
  • Elles sont toujours considérées comme des subalternes de leurs maris (c’est pourquoi on vous demande lors d’un entretien de recrutement, la profession de votre conjoint !)
  • Elles sont perçues naturellement comme plus faibles que leurs collègues masculins
  • Elles sont plus jugées sur leur apparence que les hommes

STOP !

S’il est difficile de sortir des stéréotypes, de changer les croyances conscientes et inconscientes au sujet des femmes au travail, on peut faire en sorte qu’ils deviennent plus positifs.

Ainsi, certains éléments permettraient de changer les choses. L’engagement de l’entreprise, notamment en termes de politique d’égalité professionnelle, permettrait d’améliorer les stéréotypes que les hommes et les femmes ont sur l’autre groupe, mais aussi sur leur propre genre.

Autre facteur sur lequel les managers peuvent jouer : la mixité. En effet, les stéréotypes les moins négatifs se retrouvent dans les entreprises auxquelles collaborent les hommes et les femmes.

Grande cause quinq

JOUR 3 - 1946 La fin du « salaire féminin »

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Constitution de 1946 affirme dans son Préambule que : « La loi garantit à la femme dans tous les domaines des droits égaux à ceux de l’homme ».

En matière d’égalité de rémunération, les principes affirmés ne connurent pas une grande effectivité dans la mesure où existait toujours la notion légale de « salaire féminin ». C’est un arrêté du 30 juillet 1946 qui supprima l’abattement légal ! que subissaient les salaires des femmes.

Des lois sont votées proclamant l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes (1972) et l’égalité professionnelle (1983), une circulaire préconise la féminisation des termes de métiers, grades et fonctions (1986) ; en 2014 la loi pour l’égalité réelle entre les hommes et les femmes vise à combattre les inégalités entre les femmes et les hommes.

La loi d’Août 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel crée un index de l’égalité salariale Femmes-Hommes et « souhaite en finir avec les inégalités salariales entre les hommes et les femmes » mais reconnaît que « plus de 46 ans après l’inscription du principe "à travail de valeur égale, salaire égal", il demeure 9% d’écarts de salaire injustifiés entre les femmes et les hommes. »

Mieux encore, en équivalent temps plein, les femmes touchent 18,5 % de moins que les hommes, selon l’Insee. La discrimination pure serait d’environ 10 % d’après le ministère du Travail.

Salaire homme femme 1

 

JOUR 2 - Simone VEIL, des vies (1)

Tout au long de sa vie, de ses multiples vies, Simone Veil sera un exemple, une femme engagée et libre (2)

Femme de combat.

Survivante de la déportation, elle fût la première Présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, mais elle mena également d’autres combats en faveur de l’adoption, des droits des malades mentaux ou contre le handicap.

Femme Ministre

Ministre de la Santé en 1974, elle porte devant le Parlement le projet de loi sur l’interruption volontaire de grossesse, loi entrée en vigueur début 1975. DE retour au Ministère de la Santé en 1993, elle est la première femme nommée au rang de Ministre d’Etat

Femme Européenne

Pour éviter que les horreurs de la seconde guerre mondiale se reproduisent, Simone Veil sera l’un des promoteurs de la construction européenne et la Première femme Présidente du Parlement Européen en 1979.

Femme Académicienne

Elue Académicienne, elle fait son entrée sous la Coupole en 2010 ; son épée est gravée du numéro matricule qui avait été tatoué sur son bras à Auschwitz, la devise de la France et celle de l’Union Européenne.

Une phrase de Simone Veil

« Je suis plus proche d’elles que des hommes dont les réactions me paraissent souvent imprévisibles. Peut-être est-ce dû à la déportation. Au camp, leur aide était désintéressée, généreuse. Pas celle des hommes. Et la résistance du sexe dit faible y était aussi plus grande. Oui, j’ai beaucoup plus d’affinité avec les femmes. Il est si facile de parler entre nous d’émotions, de sentiments et de bien d’autres choses de la vie qui énervent souvent les hommes. » (Interview 2004)

  1. En référence au livre autobiographique de Simone VEIL, Une vie. Stock 2007
  2. Simone Veil, Vie publique, archives privées de Nadine VASSEUR TohuBohu Editions 2019

 

Simone et Antoine VEIL au Panthéon - Photo Nadine FORZINETTI

Simone veil pantheon

JOUR 1 - LA LOI DU 1er DÉCEMBRE 1900

1er décembre 1900 : loi n° 1900-1201 "ayant pour objet de permettre aux femmes munies des diplômes de licencié en droit de prêter le serment d'avocat et d'exercer cette profession".
 
Olga Petit sera la première femme à prêter serment et à entrer dans la profession d'avocat, le 6 décembre 1900, à l'âge de 30 ans.
 
Treize jours plus tard, le 19 décembre 1900, Jeanne Chauvin deviendra la deuxième femme à entrer dans la profession. Elle sera la première femme à plaider devant une juridiction, en 1907.
 
Selon les statistiques du Ministère de la Justice, les femmes représentent aujourd'hui 55.1% des Avocats (contre 48.7% 10 ans plus tôt) - Source justice.gouv.fr
 
Description de cette image, également commentée ci-après
Jeanne Chauvin représentée
sur une gravure de Louis Rémy Sabattier.

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