Les portes s'entrouvrent

Enfin les portes s’entrouvrent. Après ce long temps de confinement, nous retrouvons une certaine liberté de mouvement.

Le 23 mars dernier, je vous avais écrit « Confinés mais connectés aux autres » : je remercie tous ceux qui ont fait appel à nous, pour un conseil, pour répondre à une question, poursuivre une mission RH ou tout simplement pour garder le contact, et vous avez été nombreux !

Je remercie nos partenaires qui nous ont fait confiance pour animer des visio-conférences et qui nous ont donné l’occasion de prendre le pouls de la vie économique locale, des craintes, du désir de « l’après » et des difficultés pour y parvenir.

Nous nous sommes contraints à rester silencieux sur nos sites et les réseaux sociaux pour éviter de diffuser des fakes news, des informations maintes fois réitérées et devenues obsolètes le lendemain ; nous avons observé l’âpreté et la convoitise au-travers des propositions de conseils et de formations prétextes, pour occuper le terrain et récupérer des parts de marché, sans même s’intéresser aux besoins réels des entreprises et des apprenants.

Pendant ces 56 jours de restriction nous avons été confrontés à de nouvelles notions : mesures barrières, distanciation, … et ce n’est pas fini. Nous avons été infantilisés, contraints, punis, menacés. On nous a, au mieux, soumis à des règles non expliquées et contradictoires et nous avons été gouvernés dans l’approximation et le mensonge.

Libertés spoliées mais également des inégalités devenues encore plus criantes. Ce ne sont pas les mesures prises qui sont critiquables, mais les méthodes employées ; contraindre, punir plutôt que chercher à faire adhérer.

Nous avons brusquement découvert que notre secteur d’activité, notre métier même étaient considérés comme non-prioritaires voire inutiles. Comment faire pour que cette idée délétère ne s’accroche pas à nous et nous empêche de poursuivre ! Nous avons réagi avec nos moyens. Pour certain, leurs compétences ont été décuplées face au challenge à relever. D’autres ne retrouvent plus la motivation d’avant : peut-être faut-il s’autoriser quelques faiblesses face à toutes ces incertitudes, cet inconnu.

Nos modes de travail ont été et continuent d’être chamboulés. Ce qu’il fallait à tout prix minimiser, encadrer, règlementer comme le télétravail est devenu une mesure obligatoire : sans préparation, sans mode d’emploi. Seul, 1 salarié sur 10 s’est rendu sur son lieu de travail, les autres étant en télétravail, en activité partielle, en arrêt maladie.

Depuis lundi, la liberté partielle retrouvée ne suffit pas à compenser la complexité dans laquelle les entreprises se débattent pour reprendre leur activité. Ce retour nous paraît étrange et fragile. Un responsable RH me disait : « on s’observe, on s’évite un peu, on est un peu gêné par la proximité des autres… »

Pour ce qui nous concerne, l’activité « formation » va reprendre la semaine prochaine, les organismes de formation ayant reçu l’autorisation de reprendre leurs activités. Tout a été mis en place pour accueillir les apprenants en toute sécurité. Je remercie les personnes qui ont répondu « présent » pour inaugurer ce retour.

Nous restons à vos côtés pour vous aider dans cette nouvelle phase de la crise sanitaire.

Pour conclure, ce matin encore des « personnalités » bien-pensants se servaient de l’horreur actuelle pour récupérer de l’audience en indiquant que « la Terre se vengeait des hommes », comme un Dieu qui voudrait nous punir. Messieurs, Laissez la Terre tranquille, observez-la, parcourez nos forêts sans les abimer ! Ce qui arrive, c’est simplement dû à l’orgueil et à l’aveuglement de nos dirigeants !

Prenez-soin de vous

Nadine

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